Une eau de très bonne qualité distribuée par la CCPBS

À la suite de l'émission "polémique" de France 3 diffusée lundi 17 mai à 20 h 30 intitulée "du poison dans l'eau du robinet", des administrés ont légitimement interrogé la CCPBS sur la qualité de l'eau distribuée dans le Pays Bigouden Sud. Il importe de les rassurer. L'eau est un produit alimentaire très contrôlé. L'État, à travers, l'Agence régionale de santé (ARS), assure des contrôles très réguliers et stricts sur plus de 50 normes de potabilité fixées par l'organisation mondiale de la santé, les autorités européennes et française. L'eau issue de l'usine de potabilisation de Bringall est d'une qualité reconnue et le travail mené dans le cadre de Bretagne Eau Pure, puis du contrat territorial de bassin versant porte ses fruits.

En sa qualité de délégataire du service de l’eau, SAUR rappelle :

  • que l’eau est aujourd’hui l’un des produits alimentaires les plus contrôlés et qu’il doit répondre à plus de 50 normes strictes de potabilité fixées par l’OMS (organisation mondiale de la santé), les instances européennes et françaises.
  • que le dépassement ponctuel d’une norme de potabilité ne signifie pas pour autant qu’il y a un risque sanitaire. Ainsi, certaines eaux en bouteille ne répondent pas aux normes françaises et ne pourraient pas ainsi être distribuées au robinet, sans pour cela qu’elles soient considérées comme dangereuses.
  • qu’au-delà des concentrations qui sont surveillées en permanence, il ne faut pas oublier que l’eau de boisson ne constitue qu’un apport marginal de ces substances par rapport à notre environnement, qu’il s’agisse de l’air, de nos maisons, des aliments, de la terre ou de la nature. Ainsi, l’aluminium est présent dans tous les sols, les plantes, les tissus animaux et l’eau. Néanmoins, 95% des apports en sels d’aluminium proviennent des aliments que nous mangeons. L’eau du robinet n’a donc qu’un impact marginal sur l’apport d’aluminium dans l’organisme. Même remarque pour les pesticides, dont l’apport dans l’organisme est essentiellement véhiculé par l’alimentation, notamment les fruits et les légumes. Quant au radon, il est faut savoir que les radioéléments absorbés via l’alimentation et la boisson ne constituent que 7 % de l’exposition totale.

La qualité comme objectif
Le travail mené par la CCPBS et son fermier Saur porte ses fruits. L'investissement consenti pour étendre, améliorer et moderniser le réseau et l'ensemble de la filière eau permet d'avoir une eau bien en deçà des limites supérieures concernant les métaux, les pesticides, les nitrates, etc. L'usine de Bringall a connu des travaux de modernisation. Elle a été inaugurée en décembre 2007. Elle est à la pointe en matière de traitement et de respect de la qualité de l'eau. À travers différents programmes, "Bretagne Eau Pure", contrat territorial de bassin versant depuis 2008, une sensibilisation est menée auprès de différents publics (scolaires, agriculteurs, etc.) Les agriculteurs jouent particulièrement le jeu en limitant l'utilisation de produits phytosanitaires. Cela a un impact très sensible sur la qualité de l'eau brute de la retenue du Toul Dour.

Les réponses aux interrogations posées par le reportage
- Sels d’aluminium (favorise la maladie d’Alzheimer) : l'usine de Bringall n'en utilise pas dans le procédé de traitement. Elle utilise un procédé à base de chlorure ferrique (utilisé pour le traitement de l’eau et sans danger pour la santé ; parfois l’eau peu avoir une légère coloration (puisque le fer est rouge), mais en fait il ne s’agit que d’un aspect esthétique mineur).
- Pesticides (favorisent le cancer) : il n'y a pas de traces de pesticides dans l’eau. Toutes les analyses sont conformes.
- Radon (cancérigène) : notre eau est une eau de surface et non une eau de captage en milieu minéral. Les traces de radon se trouvent principalement dans les eaux sous-terraines, qui en traversant, les roches granitiques se charge en radionucléides.
- Nitrates : le taux moyen de nitrates en 2009 est de 25 mg/litre ; ce taux est 50 % inférieur à la limite supérieure de qualité fixée par l’OMS (50 mg/l).

En 2009, l'eau distribuée par le Pays Bigouden sud a subit de nombreux contrôles, en voici la synthèse qualitative.

En savoir plus
Vous pouvez retrouver l'ensemble des analyses d'eau en cliquant sur : www.sante-sports.gouv.fr. Elles sont également affichées en Mairie ou à l'accueil de la CCPBS et téléchargeables sur le site Internet de la CCPBS.

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