Le barrage de Moulin Neuf

Il a été construit après la sécheresse de 1976, afin de garantir l'approvisionnement en eau potable des 12 communes de la communauté de communes et Plonéour-Lanvern en période de faible pluviométrie. Il assure un rôle de soutien d'étiage.

Caractéristiques :
- Hauteur de garde de 13,5 m NGF (par rapport au 0 des cartes marines)
- Profondeur : 5,8 mètres max
- Longueur : 140 mètres
- Il permet de retenir une quantité d'eau de 1 400 000 m3, 65 ha.

Le barrage en béton, d’une longueur de crête d’environ 140 m, est équipé :
- d’un évacuateur de crues constitué d’un seuil de 16,2 m calé à 13 m NGF ; un système de bouchure mobile manœuvré par des vérins hydrauliques (asservis au niveau de la retenue) permet de rehausser la côte de plan d’eau à 13,5 NGF en fonctionnement normal,
- de 2 conduites de 700 mm de prise d’eau et de vidange placées à 8 m NGF (c’est-à-dire en fond de réservoir) ; chacune est protégée par une grille et un batardeau, et munie d’une vanne réglable de contrôle de débit (débit nominal de 3 m3/s),
- d’une échelle à poissons constituée de 6 bassins successifs (dénivellation unitaire de 0,5 m et pente générale de 17%), munie d’une vanne de régulation et alimentée par un débit de 100 l/s tant que la cote de plan d’eau le permet,
- d’une passe à anguilles de type « passe-piège », constituée d’une rampe débouchant sur un vivier de capture (remontée manuelle et comptage par les agents de la CCPBS et les bénévoles de l’AAPPMA du Pays Bigouden).

 

Bilan de la vidange décennale en 2000 :
La Communauté de Communes est tenue, de par la réglementation, de réaliser tous les 10 ans une vidange de la retenue du Moulin Neuf afin d'examiner les structures immergées du barrage et de réaliser leur entretien.
La troisième vidange s'est déroulée de septembre à fin octobre 2000. Cette opération a été menée en étroite collaboration avec l'AAPPMA pour déplacer la population piscicole dans les meilleures conditions.
Les travaux réalisés par 2 entreprises ont été :
- le rejointoiement du parement amont, la réparation d'une fuite dans le voile de béton de la passe à poissons et l'installation d'un canal de collecte et de mesure de débits de fuite.
- la fabrication et la pose d'un batardeau, des travaux d'étanchéité sur les chambres de vannes de fond, le remplacement des grilles de protection des vannes et la révision de la fixation du seuil de la passe à poissons.

Durant toute l'opération, trois bureaux d'études ont mesuré l'impact de la vidange sur :
- la qualité de l'eau de la rivière alimentant l'usine d'eau potable de Bringall (Aquascope),
- les populations de coquillages de l'estuaire de la rivière (In Vivo),
- la sédimentologie de la retenue et de la rivière (INSA de Rennes).
Il s'avère que l'opération a eu un impact faible, signe de réussite de l'opération.


Bouchure mobile :

Afin de sécuriser l'approvisionnement en eau potable de la population, la Communauté de Communes a décidé la mise en place de deux clapets mobiles qui évacuent les crues, sans aggravation à l'aval, par un abaissement progressif. Cet équipement permet de stocker 325 000 m3 supplémentaires.
Les travaux ont débuté en avril pour s'achever en juillet 2001.

 

 

Contournement du barrage :
Afin de respecter l'arrêté préfectoral concernant le barrage du moulin neuf, la communauté de communes a interdit le franchissement de la passerelle située sur le barrage lui-même. Afin d'assurer une continuité de l'itinéraire de randonnée autour du plan d'eau un chemin, dont une partie a été réalisée sur pilotis, a été inauguré en juin 2003. Ce parcours de 8 kilomètres est très fréquenté par les randonneurs, les cyclistes et les pêcheurs.

 

 

Une passe à anguilles :
Le barrage du Moulin Neuf constituait un obstacle à la migration des anguilles. Ce poisson se reproduit dans la mer des Sargasses, au large de la Floride, les larves rejoignent les côtes Atlantiques portées par les courants marins pendant près de neuf mois. Elles deviennent civelles aux abords des côtes et tentent de remonter les estuaires à l'aide des marées montantes. Le moindre obstacle est infranchissable : elles ne savent pas sauter.

En collaboration avec l'association de pêcheurs (A.A.P.P.M.A.)* du Pays Bigouden, la Communauté de Communes a donc équipé le barrage du Moulin Neuf d'une passe à anguilles pour ouvrir l'ensemble du cours d'eau à ce poisson (17 kms entre PLOGASTEL-SAINT-GERMAIN et PONT-L'ABBE).

Cette passe-piège est constituée d'une rampe débouchant sur un vivier de capture. Des agents de la Communauté de Communes et des bénévoles de l'A.A.P.M.A. se relaient, d'avril à septembre, pour effectuer la remontée et le comptage des anguilles ainsi que l'entretien du dispositif. Les travaux ont été réalisés par des élèves du Lycée Saint-Gabriel.
Cet aménagement, bénéficie de subventions de l'Etat et du Conseil Régional à hauteur de 80 % sur un coût total de 6 474, 51 euros. Les 20 % restant ont été financés par la Communauté de Communes.
Réalisée en janvier 2003, la passe a accueilli entre 30 et 600 poissons par jour au cours de la période de remontée. Parvenues à maturité, les anguilles devront à nouveau parcourir entre 5 000 et 8 000 kilomètres pour rejoindre les Sargasses, s'y reproduire et achever ce long voyage.

* A.A.P.P.M.A. : Association Agréée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques

 

Curage de la retenue
Un curage expérimental de vases de la queue de retenue de Tremillec a été réalisé en octobre 2004. Il visait à extraire une quantité de vase non négligeable (4 000 m3) dans un secteur particulièrement prolifique pour les algues planctoniques, à tester les conditions de chantier, de stockage et d'épandage.
Réalisé tardivement en automne, ce curage s'est réalisé en conditions humides peu favorables. Stockés en tas, les sédiments ont ensuite séché jusqu'à devenir difficiles à épandre au mois de juin, la période étant très peu pluvieuse. L'opération est globalement positive d'un point de vue technique, les conditions de chantier devant être optimales. L'été 2005 permettra de conclure sur l'intérêt de ce curage.

 

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