L'usine de traitement des déchets ménagers de Plomeur

La CCPBS a opté pour un traitement biologique des ordures ménagères collectées sur son territoire. Une unité de compostage a été construite en 1983 sur le site de Lézinadou en PLOMEUR. Cette installation traite l’ensemble des ordures ménagères de la collectivité, et également les déchets des industriels assimilables aux ordures ménagères.

Le compostage des déchets permet d’en valoriser la partie fermentescible et de la transformer en un amendement pour les sols.
Soucieuse de répondre aux nouvelles normes règlementaires, la CCPBS a programmé des travaux de modernisation. Initiés en 2009, ils seront terminés au premier semestre 2011.

Ces travaux permettront d’assurer une meilleure intégration de l’installation dans son environnement, en limitant notamment les émissions d’odeurs. La gestion des eaux sera également plus performante, en particulier grâce au recyclage des eaux souillées (lixiviats).

Le circuit des ordures ménagères et leur valorisation en compost

1/ Les ordures ménagères sont apportées sur le site par les camions de collecte et sont vidées dans une fosse.  
2/ Un grappin permet de les orienter vers un grand tube de 40 m de long appelé bio-réacteur stabilisateur (BRS).  
3/ À l’intérieur du BRS, les déchets organiques subissent une pré-fermentation par des bactéries qui prolifèrent dans un environnement à haute température. Cette pré-fermentation dure en moyenne 3 jours.  
4/ À la sortie du tube, les déchets sont triés dans une sorte de grosse passoire appelée crible. Cette opération permet de retirer les gros déchets non putrescibles, comme les plastiques (sacs poubelles, films,…) et les tissus par exemple. Ce sont les refus grossiers.  
5/ Le passant subit encore deux filtrations : un nouveau criblage qui permet de retirer les petits déchets essentiellement des plastiques, que l’on appelle refus légers, et un tri dit balistique qui permet d’ôter les petits cailloux et morceaux de verre du pré-compost. Ce sont les refus lourds.  
6/ Le pré-compost obtenu à l’issue de ces manipulations est mis en andains et subit une fermentation, puis une maturation.  
7/ Au bout de 3 mois, un échantillon de ce compost est prélevé pour analyse. Si le résultat est conforme à la norme NF U44051, le compost peut être évacué du site Il est revendu localement principalement aux bulbiculteurs qui l'utilisent comme amendement.  

Que deviennent les refus de compostage ?

De 1996 à début 2009, les refus de compostage étaient tous regroupés et mis en balles à l’usine de Lézinadou. Ils étaient ensuite envoyés vers le Centre d’enfouissement technique de déchets (CETD) de Tréméoc.

À partir de la mise en service de l’usine modernisée, en juin 2009, les refus grossiers et légers seront incinérés à l'usine d'incinération de Briec ou de Concarneau et valorisés. Les refus lourds pourront quant à eux toujours être enfouis.

En savoir plus

- Télécharger le guide des déchets du Pays Bigouden Sud

 

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